Les 10 sites de projet

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Lauréats
Nom du projet porté par l'équipe

Le parc de la Maurelle, les bancaous du vallon

Nom de l'équipe

Ilex

Infos
Label

Paysagiste urbaniste mandataire

Contenu
Ilex
Label

Ingénierie VRD et mobilités

Contenu
Ingérop
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Sociologue urbaniste

Contenu
Nunaat
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Écologie

Contenu
Ilex
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Hydrologie

Contenu
Actierra
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Prévention situationnelle

Contenu
Cronos City Lab
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Contribution de recherche

Contenu
Hugo Martin
Photo équipe

Crédit : Marcella Barbieri

Présentation équipe

Pour répondre à cette commande inédite adressée au site du Petit Séminaire de Marseille mais aussi de son ambition d’ouvrir un débat prospectif à échelle nationale sur la commande publique et les modes de faire rénovation des quartiers concernés par la politique de la ville, le groupement s’est constitué autour d’ateliers au rayonnement national, bien implantées localement, habitués à oeuvrer sur les QPV. 

Ilex développe depuis plus de 35 ans, des lieux d’échanges et d’expérimentations autour de l’espace public urbain, en associant au sein de son agence des casquettes variées pour pousser plus loin les curseurs de l’espace public : paysagistes, urbanistes, architectes, designers, ingénieurs, éclairagistes et écologues.

Face aux enjeux propres au site du Petit Séminaire de Marseille, l’écosystème du projet associe, pour développer des projets innovants dans leur montage opérationnel et dans les expertises approfondies, des structures complémentaires sur les thématiques clés du site : 

La reconstitution de sols fertiles en faveur d’un projet paysager méditerranéen • 
le CNRS de Montpellier, à l’initiative de plusieurs expérimentations sur la métropole marseillaise (quartier des Fabriques, QPV la Savine). Le groupement vise l’association avec des associations locales sur le temps de mise en oeuvre du projet pour faire appel à une expertise locale de la faune et de la flore. 

Une gestion du risque hydraulique intégrée • 
Actierra, filiale d’Ingérop, ingénierie conseil spécialisée en transition écologique et plus particulièrement sur l’expertise hydraulique, centrale à l’échelle du bassin versant.

La co-construction d’un projet partagé, ancré et fédérateur • 
l’atelier Nunaat propose d’expérimenter des alternatives d’aménagement et de gouvernance ecosociale, fondamentales à l’habitabilité et la désirabilité des territoires sur le long terme, pour alimenter les échanges avec les habitants, co acteurs du projet.

Un parc équipé et scénographié • 
Cronos Conseil et Ilex Eclairage collaborent pour réenchanter les parcours et la dimension sécuritaire du projet au travers de l’activation des usages 

Frugalité et réemploi • 
Ingérop met son expertise en mobilité durable, transition énergétique et génie civil, au service d’un projet frugal et fédérateur, en réponse aux enjeux de notre temps.

Parties
Images

Vue aérienne du Petit-Séminaire © Etienne Martin

Vue des jardins de la Maurelle © L'Œil mobile

Vue nocturne du parc de la Maurelle

Texte partie texte projet

Cultivant le déjà-là social et paysager, le nouveau parc de la Maurelle est une figure de réconciliation territoriale. Laboratoire d’une gestion rurale de la ville résiliente, il préfigure une géographie réinventée où la ville se reconstruit avec le vivant et lui rend même la priorité.

Le parc de la Maurelle transcende l’intention initiale de coulée verte, héritée de la démolition de la cité du Petit-Séminaire, pour devenir une véritable pièce de nature, ancrée dans son terroir. Il réconcilie le site avec sa géographie bafouée : au creux du vallon, le talweg retrouve sa vocation de gaudre (rivière sèche provençale), une infrastructure vivante qui régule les eaux de ruissellement de ce bassin versant de plus d’un kilomètre carré avant leur déversement dans le Jarret. 

Sous les strates d’enrobé et de béton, les terres agricoles oubliées ont été paradoxalement protégées de la pollution, une rareté sur de tels territoires anthropisés. Réactivées, elles offrent les conditions d’une résurgence écologique et l’accueil d’une biodiversité systémique. 

Équipement de plein air à la mesure des 15 000 habitants du bassin versant, dans un secteur sous forte pression foncière, le parc réhabilite l’image d’un quartier meurtri par les démolitions et les tensions, pour lui offrir un nouvel horizon : celui d’un coeur de nature active et attractive au service du redéploiement urbain. Puisant dans les logiques pastorales, cultivant le déjà-là social, paysager et agricole, il s’affirme comme une partition champêtre et vernaculaire, ouverte à l’aléatoire, à l’expérience et à la surprise. Laboratoire d’une gestion rurale de la ville, il assure sa résilience en la reconstruisant avec le vivant, auquel est rendue sa préséance naturelle.