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Sous-titre

Restructuration de l’immeuble de bureaux « Le Laffitte », de son rez-de-chaussée commercial et d’une moyenne surface alimentaire, et aménagement des espaces publics attenants

Lauréats
Nom du projet porté par l'équipe

Le Grand-Échafaudage

Nom de l'équipe

Raum404

Infos
Label

Architecte urbaniste mandataire

Contenu
Raum404
Label

Architecte urbaniste

Contenu
Estran Architecture
Label

Programmation et montage opérationnel

Contenu
Alphaville
Label

Programmation commerciale

Contenu
Bérénice pour la ville et le commerce
Label

Ingénierie structure et façade

Contenu
T/E/S/S Atelier d’ingénierie
Label

Développement durable

Contenu
Éléments Ingénieries
Label

Économiste

Contenu
A.N.M Ingénierie
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Images

Contenu
TheBigPicture
Photo équipe

Crédit : Marcella Barbieri

Présentation équipe

Raum 404 + Estran, c’est d’abord une rencontre autour d’un travail académique de recherche par le projet. Ce travail académique sur la manière de déployer les orientations du Pacte Vert Européen sur les territoires servants de la métropole était articulé sur le cas d’études Orly Seine Amont. Cela a été l’occasion d’un workshop européen à l’ENSA PVS coordonné notamment par Lucile Ado, Oscar Buson (Raum 404) et Mathieu-Hô Simonpoli (Estran). Les deux agences ont pour particularité la transdisciplinarité. Raum 404 et Estran pratiquent aussi bien l'architecture (inc. réalisation), la planification territoriale, l'urbanisme opérationnel que le paysage.

ELEMENTS + TESS, c’est un partenariat pour un travail complet sur la “physique” du bâtiment. TESS travaille la façade au sens structurel et constructif, ELEMENTS les aide sur les aspects climatiques de la performance de façade : ensoleillement, lumière, thermique de l’enveloppe. À eux deux, ces bureaux d’études spécialisés proposent une vision transversale des enjeux du bâtiment : enjeux matériels, structurels, environnementaux. Ils recouvrent les connaissances pour proposer les solutions techniques de mise en œuvre et techniques des échanges à travers l’enveloppe. L’enveloppe c’est la peau du bâtiment et donc la matière la plus stratégique pour intervenir sur les enjeux de thermique et de fonctions ; lieu d’où provient le plus de déperdition énergétique à traiter.

Dans le cadre du dialogue compétitif ils participent activement au diagnostic et à l’appui programmatique pour établir un éventail de possibilités soutenable par le projet et la maîtrise d’ouvrage : technicité et compréhension au service des possibles.

Alphaville + Bérénice, pour répondre à un besoin pluriel en matière de programmation. L’ambition pour le Laffitte est d’y installer un lieu de la ville active qui puisse conjuguer des locaux tertiaires et du commerce. La mise au point du programme et du montage opérationnel sont des sujets imbriqués qui appellent des expertises bien complémentaires :
Alphaville, militante de l’intérêt général engagée dans la programmation et la prospective pour anticiper et traduire les enjeux de la transition économique et sociale. Bérénice, une agence de programmation experte du commerce en ville.

Ces compétences réunies nous permettent de répondre à un enjeu majeur des quartiers de demain : le nouveau régime climatique.

Le nouveau régime climatique met en crise les pratiques de la fabrication des édifices, de la ville et des territoires. En tant qu’architectes et urbanistes cela nous impose de construire une perspective théorique qui nous aide à penser processus, programmes et projets. Cela convoque les enjeux politiques, matériels et physiques pour l’adaptation des modes de vie et des environnements construits dans une perspective de sobriété en énergie, en ressource et dans une perspective climatique au-delà de +2°C. La loi résilience et climat, à travers les dispositifs du ZAN, convoque une nouvelle manière de penser le projet de territoire. Elle considère les sols au-delà de leur potentiel foncier comme une ressource limitée et précieuse. Cette nouvelle perspective investit les sols d’une nouvelle valeur et d’un nouvel imaginaire.

Nous partageons l’hypothèse que le territoire est un capital issu d’un travail collectif humain, qu’il s’entretient par une attention renouvelée et continue. Le projet de territoire comme d’architecture est le lieu de transformation conjuguée du milieu physique, naturel ou construit, et des manières d’habiter. Architectes et urbanistes, nous sommes attachés à la dimension spatiale, nous défendons aussi l’idée que le réagencement du territoire est un puissant levier pour engager la transition. Cela requiert de caractériser le « déjà-là » : la ville, les infrastructures et les édifices hérités, les qualités des milieux et de paysages.


 

Parties
Images

Gradins bioclimatiques

Toiture productive

Coopérative des Sablons

Texte partie texte projet

Projet manifeste fondé sur le triptyque « habiter, travailler, expérimenter », le Grand-Échafaudage transforme la tour Laffitte en un support d’appropriations progressives, réversibles et partagées. Les habitants, les acteurs locaux et les nouveaux usages viennent co-construire un futur commun à partir de l’existant.

Typique des Trente Glorieuses, l’ensemble bâti des Sablons porte un double héritage : celui d’une vision ambitieuse de la ville fonctionnelle, mais aussi celui d’une fragilité d’usage et d’image. Plutôt que de reconduire la logique de la démolition-reconstruction ou de geler la forme urbaine existante, le projet s’attache à la déradicaliser en activant ses potentiels au travers de leviers multiples : sols perméables, trames paysagères, géographie de la vallée de l’Huisne, interstices disponibles pour des formes souples de travail, réversibilité entre habitat et production, biodiversité urbaine. La ville moderne n’est plus un obstacle à contourner, mais une matière à reconfigurer. 

Trois stratégies maîtresses guident le projet : l’objectif d’un chantier sans déchets ; la création d’une coopérative démocratique qui anime le quartier, organise les usages partagés et favorise les synergies entre habitants et entreprises régionales ; enfin, la mise en place d’un dispositif PARU (Programme d’apprentissage pour la rénovation urbaine) sous la forme d’un chantier-école, afin de valoriser les savoir-faire locaux, de favoriser l’insertion et de renforcer la cohésion sociale. 

Le Grand-Échafaudage n’est pas un bâtiment figé, mais une structure ouverte et perméable au paysage environnant et aux flux de vie. Ses vastes terrasses partagées, sa toiture cultivée et ses espaces mutualisés viennent tisser solidarité, apprentissage et économie locale. Plus qu’une architecture, c’est un échafaudage à la fois matériel et social pour bâtir une société résiliente.