Création d’une coulée verte dans un contexte complexe d’un point de vue topographique et hydraulique
Les 10 sites de projet
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Faire quartier autour d’un paysage renaissant
AMT - Atelier Marion Talagrand
Paysagiste et urbaniste mandataire
Paysagiste milieux méditerranéens
Sociologie urbaine
Ingénierie VRD et hydrologie
Écologie
Mobilités
Suivi de chantier
Photographe
Concertation et participation
Crédit : Marcella Barbieri
C’est en cohérence avec notre engagement d’urbanistes et de paysagistes pour les QPV que nous abordons le quartier du Petit Séminaire à Marseille. Notre approche « par le paysage » s’appuie sur les ressources existantes des quartiers afin de répondre aux enjeux de revalorisation de leurs représentations, de réappropriation usagère des espaces publics délaissés, de réparation écologique et d’adaptation climatique.
L’équipe pilotée par AMT-Marion Talagrand rassemble des personnes – intuitu personae – avec des positionnements, sensibilités et méthodes de travail partagées et éprouvées, qu’il s‘agisse de projets opérationnels, éducatifs ou de recherche.
Forte de ces complémentarités, notre équipe se définit en quatre principes :
Diversité. Les expériences de vie et de travail de plusieurs de nos membres les ancrent dans le contexte marseillais, en particulier Camille Hagège, Mathilde Le Ficher, Audrey Marco, Bertrand Stofleth et Marie-Pierre Grégoire, garantissant une connaissance et une présence in situ forte tout comme une mise en résonnance avec nos expériences nationales.
Engagement social et culturel. Pour co-écrire le récit futur du Petit Séminaire avec les habitants du quartier et des quartiers voisins et renouer avec les expériences du CERFISE dans les années 80, nous associons approches ethnographique et culturelle, notamment via C. Hagège, proche du CERFISE dans le cadre de ses missions à l’AGAM, ou via les démarches photographiques de B. Stofleth.
Démarche de sobriété. Les recherches, expériences et projets conduits par Alto Step, Ecosphere, AMT et A. Marco portent en particulier sur les questions de régénération de milieux et de sols vivants et de gestion des eaux pluviales.
Ouverture sur la méditerranée. La présence de Mounia Bennani, paysagiste à Rabat, met en acte une réciprocité entre les rives de la Méditerranée : nourrir le projet du Petit Séminaire de retours d’expériences dans des contextes climatiques analogues, comme étendre la réplicabilité du projet au-delà du contexte national.
La renaissance du paysage peut orchestrer le renouveau d’un quartier. En retenant et en diffusant l’eau, en apportant de la fraîcheur et des continuités écologiques, le projet fait du vallon du Petit-Séminaire un paysage habité, pour apprendre, jouer, jardiner et se rencontrer.
Au sein du quartier, le temps paraît comme suspendu depuis la démolition de la cité qui lui donnait son nom. Comment donc reprendre le fil de l’histoire et « faire quartier demain » ? L’objectif est que la renaissance du paysage constitue l’aiguillon d’un renouveau, que la ville s’enrichisse ici d’une vocation nouvelle : celle d’être la gardienne des milieux vivants, en tant que source de bien-être, de relation et d’attachement entre habitants.
Au creux du vallon de la Maurelle, où loge le Petit-Séminaire, l’eau, dont la présence est aujourd’hui invisible, et les motifs végétaux hérités de la « campagne » viennent constituer les leviers de cette renaissance paysagère. La restauration d’un cycle de l’eau à ciel ouvert et la régénération des communautés végétales offrent aux voisins proches et plus lointains des espaces acclimatés à vivre en toute saison.
Dans le parc de la Maurelle déployé tout le long du vallon et rythmé par les digues et des baissières, sur la promenade du Petit-Séminaire qui irrigue l’ensemble du quartier, au jardin du Petit-Bois qui est un trésor de biodiversité à flanc de coteau se tissent au fil des jours de nouveaux usages, au sein d’un paysage dont les habitantes et les habitants, par l’attention et le soin qu’ils lui portent, sont les meilleurs gardiens. À mi-chemin entre les villages historiques de Saint-Julien, Beaumont, la Rose et les Olives, le Petit-Séminaire se fait « havre climatique », « aire de solidarité » et « port d’attache » pour demain.

